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        Je remercie tout particulièrement mon amie Sylvie Erwan de m'avoir offert généreusement ce kit  

    ainsi que pour le montage et mise en forme de mon blog.

     

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     Au plaisir de vous lire

    Annie ou Ninie28 

     

  • Septembre 
    L'atmosphère dort, claire et lumineuse ;
    Un soleil ardent rougit les houblons ;
    Aux champs, des monceaux de beaux épis blonds
    Tombent sous l'acier de la moissonneuse.
    Sonore et moqueur, l'écho des vallons
    Répète à plaisir la voix ricaneuse
    Du glaneur qui cherche avec sa glaneuse,
    Pour s'en revenir, des sentiers plus longs.
    Tout à coup éclate un bruit dont la chute
    Retentit au loin, et que répercute
    Du ravin profond le vaste entonnoir.
    N'ayez point frayeur de ce tintamarre ?...
    C'est quelque nemrod qui, de mare en mare,
    Poursuit la bécasse ou le canard noir.

    Louis-Honoré Fréchette 


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  • L'Automne
    Sois le bienvenu, rouge Automne,
    Accours dans ton riche appareil,
    Embrase le coteau vermeil
    Que la vigne pare et festonne.
    Père, tu rempliras la tonne
    Qui nous verse le doux sommeil ;
    Sois le bienvenu, rouge Automne,
    Accours dans ton riche appareil.
    Déjà la Nymphe qui s'étonne,
    Blanche de la nuque à l'orteil,
    Rit aux chants ivres de soleil
    Que le gai vendangeur entonne.
    Sois le bienvenu, rouge Automne.

    Théodore de Banville


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  • Bonjour mes ami(es)...


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  • Ô mes lettres d'amour
    Ô mes lettres d'amour, de vertu, de jeunesse,
    C'est donc vous ! Je m'enivre encore à votre ivresse ;
    Je vous lis à genoux.
    Souffrez que pour un jour je reprenne votre âge !
    Laissez-moi me cacher, moi, l'heureux et le sage,
    Pour pleurer avec vous !
    J'avais donc dix-huit ans ! j'étais donc plein de songes !
    L'espérance en chantant me berçait de mensonges.
    Un astre m'avait lui !
    J'étais un dieu pour toi qu'en mon cœur seul je nomme !
    J'étais donc cet enfant, hélas ! devant qui l'homme
    Rougit presque aujourd'hui !
    Ô temps de rêverie, et de force, et de grâce !
    Attendre tous les soirs une robe qui passe !
    Baiser un gant jeté !
    Vouloir tout de la vie, amour, puissance et gloire !
    Etre pur, être fier, être sublime, et croire
    À toute pureté !
    À présent, j'ai senti, j'ai vu, je sais. – Qu'importe
    Si moins d'illusions viennent ouvrir ma porte
    Qui gémit en tournant !
    Oh ! que cet âge ardent, qui me semblait si sombre,
    À côté du bonheur qui m'abrite à son ombre,
    Rayonne maintenant !
    Que vous ai-je donc fait, ô mes jeunes années,
    Pour m'avoir fui si vite, et vous être éloignées,
    Me croyant satisfait ?
    Hélas ! pour revenir m'apparaître si belles,
    Quand vous ne pouvez plus me prendre sur vos ailes,
    Que vous ai-je donc fait ?
    Oh ! quand ce doux passé, quand cet âge sans tache,
    Avec sa robe blanche où notre amour s'attache,
    Revient dans nos chemins,
    On s'y suspend, et puis que de larmes amères
    Sur les lambeaux flétris de vos jeunes chimères
    Qui vous restent aux mains !
    Oublions ! oublions ! Quand la jeunesse est morte,
    Laissons-nous emporter par le vent qui l'emporte
    À l'horizon obscur.
    Rien ne reste de nous ; notre œuvre est un problème.
    L'homme, fantôme errant, passe sans laisser même
    Son ombre sur le mur !

    Victor Hugo 


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  • Bonjour mes ami(es)...


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