• Mois d'août
    Par les branches désordonnées
     Le coin d'étang est abrité,
     Et là poussent en liberté
     Campanules et graminées.
     Caché par le tronc d'un sapin,
     J'y vais voir, quand midi flamboie,
     Les petits oiseaux, pleins de joie,
     Se livrer au plaisir du bain.
     Aussi vifs que des étincelles,
     Ils sautillent de l'onde au sol,
     Et l'eau, quand ils prennent leur vol,
     Tombe en diamants de leurs ailes.
     Mais mon cœur, lassé de souffrir,
     En les admirant les envie,
     Eux qui ne savent de la vie
     Que chanter, aimer et mourir !

    François Coppée

    Bon jeudi...


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    Très bonne journée à vous mes ami(es)
    Gros bisous

    Bon jeudi...


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  •  

    Bonjour joli mois d'août
    Voici le mois d'août,
    Avec son joli ciel bleu sans aucun doute,
    Mois des grosses chaleurs,
    Lourdes et pesantes, notre corps n'est que moiteur,
    Pas un brin d'air pour rafraîchir,
    Cette atmosphère torride qu'il faut subir,
    Bientôt les orages menaces,
    Mais comme par magie ils s'effacent,
    Cherchant en vain à dormir,
    C'est de pire en pire,
    Dans le thermomètre le mercure s'affole,
    Et tout en haut il se colle,
    Demain le soleil reviendra,
    Et a nouveau tout recommencera,
    C'est la période de l'été,
    Qui petit a petit nous fait griller,
    Notre peau deviendra dorée,
    Comme des chips croustillantes à croquer,
    Moi bébé esquimau,
    Je retourne dans mon frigo.

    Jean Claude Lemesle

    Bon jeudi...


    6 commentaires
  • Je viens vous souhaiter une bonne journée à tous
    Gros bisous

    Bon jeudi...


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  • Nuit d'été
    Le violon, d'un chant très profond de tristesse,
    Remplit la douce nuit, se mêle aux sons des cors,
    Les sylphes vont pleurant comme une âme en détresse,
    Et les cœurs des arbres ont des plaintes de morts.
    Le souffle du Veillant anime chaque feuille ;
    Aux amers souvenirs les bois ouvrent leur sein ;
    Les oiseaux sont rêveurs ; et sous l'œil opalin
    De la lune d'été ma Douleur se recueille...
    Lentement, au concert que font sous la ramure
    Les lutins endiablés comme ce Faust ancien,
    Le luth dans tout mon cœur éveille en parnassien
    La grande majesté de la nuit qui murmure
    Dans les cieux alanguis un ramage lointain,
    Prolongé jusqu'à l'aube, et mourant au Matin.

    Emile Nelligan

    Bon jeudi...


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