• Je viens vous souhaiter une bonne journée à tous
    Gros bisous 


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  • Fleurs d'avril
    À André Theuriet.
    Le bouvreuil a sifflé dans l'aubépine blanche ;
    Les ramiers, deux à deux, ont au loin roucoulé,
    Et les petits muguets, qui sous bois ont perlé,
    Embaument les ravins où bleuit la pervenche.
    Sous les vieux hêtres verts, dans un frais demi-jour,
    Les heureux de vingt ans, les mains entrelacées,
    Echangent, tout rêveurs, des trésors de pensées
    Dans un mystérieux et long baiser d'amour.
    Les beaux enfants naïfs, trop ingénus encore
    Pour comprendre la vie et ses enchantements,
    Sont émus en plein cœur de chauds pressentiments,
    Comme aux rayons d'avril les fleurs avant d'éclore.
    Et l'homme ancien qui songe aux printemps d'autrefois,
    Oubliant pour un jour le nombre des années,
    Ecoute la voix d'or des heures fortunées
    Et va silencieux en pleurant sous les bois.

    André Lemoyne


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  •  Sous le Pont Mirabeau
    Sous le pont Mirabeau coule la Seine
     Et nos amours
     Faut-il qu’il m’en souvienne
     La joie venait toujours après la peine.
    Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
    Les mains dans les mains restons face à face
     Tandis que sous
     Le pont de nos bras passe
    Des éternels regards l’onde si lasse
    Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
    L’amour s’en va comme cette eau courante
     L’amour s’en va
     Comme la vie est lente
     Et comme l’Espérance est violente
    Vienne la nuit sonne l’heure
     Les jours s’en vont je demeure
     Passent les jours et passent les semaines
     Ni temps passé
     Ni les amours reviennent
     Sous le pont Mirabeau coule la Seine.

    Guillaume Apollinaire


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  • Très bonne journée à vous mes ami(es)
    Gros bisous


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  •  Une femme est l’amour
    Une femme est l’amour, la gloire et l’espérance ;
     Aux enfants qu’elle guide, à l’homme consolé,
     Elle élève le cœur et calme la souffrance,
     Comme un esprit des cieux sur la terre exilé.
    Courbé par le travail ou par la destinée,
     L’homme à sa voix s’élève et son front s’éclaircit ;
     Toujours impatient dans sa course bornée,
     Un sourire le dompte et son cœur s’adoucit.
    Dans ce siècle de fer la gloire est incertaine :
     Bien longtemps à l’attendre il faut se résigner.
     Mais qui n’aimerait pas, dans sa grâce sereine,
     La beauté qui la donne ou qui la fait gagner ?

    Gérard de Nerval


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