•  Automne
    Vois ce fruit, chaque jour plus tiède et plus vermeil,
    Se gonfler doucement aux regards du soleil !
    Sa sève, à chaque instant plus riche et plus féconde,
    L’emplit, on le dirait, de volupté profonde.
    Sous les feux d’un soleil invisible et puissant,
    Notre cœur est semblable à ce fruit mûrissant.
    De sucs plus abondants chaque jour il enivre,
    Et, maintenant mûri, il est heureux de vivre.
    L’automne vient : le fruit se vide et va tomber,
    Mais sa gaine est vivante et demande à germer.
    L’âge arrive, le cœur se referme en silence,
    Mais, pour l’été promis, il garde sa semence.

    Ondine Valmore

    Bon jeudi...


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  •  Très bonne journée à vous mes ami(es)
    Gros bisous

    Bon jeudi...


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  • Feuilles volantes
    Le ciel se fait lourd quand râlent les pupitres
    Annonçant dans la cour un vide insoutenable
    Et le cœur enchaîné, sous la coiffe du pitre,
    S’entrechoque aux paroles de maîtres de sérénades.
    Les rêveries s’élèvent et frôlent l’amertume
    Des sombres feuilles folles qui tangent en narguant
    Les évadés punis, aux mains griffées de plumes
    Dont leur omniprésence n’en fait que des absents.
    Quand grincent les miroirs aux couleurs de la nuit,
    Annonçant la tempête au fond des encriers,
    Une larme de pluie se transforme en l’ennui
    D’une vie qui s’achève dès la fin de l’été.

    Isaac Lerutan 

    Bon jeudi...


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  • Je viens vous souhaiter une bonne journée à tous
    Gros bisous 

    Bon jeudi...


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  • La forêt canadienne
    C'est l'automne. Le vent balance
    Les ramilles, et par moments
    Interrompt le profond silence
    Qui plane sur les bois dormants.
    Des flaques de lumière douce,
    Tombant des feuillages touffus,
    Dorent les lichens et la mousse
    Qui croissent au pied des grands fûts.
    De temps en temps, sur le rivage,
    Dans l'anse où va boire le daim,
    Un écho s'éveille soudain
    Au cri de quelque oiseau sauvage.
    La mare sombre aux reflets clairs,
    Dont on redoute les approches,
    Caresse vaguement les roches
    De ses métalliques éclairs,
    Et sur le sol, la fleur et l'herbe,
    Sur les arbres, sur les roseaux,
    Sur la croupe du mont superbe,
    Comme sur l'aile des oiseaux.
    Sur les ondes, sur la feuillée,
    Brille d'un éclat qui s'éteint
    Une atmosphère ensoleillée :
    C'est l'Eté de la Saint-Martin ;
    L'époque ou les feuilles jaunies
    Qui se parent d'un reflet d'or,
    Emaillent la forêt qui dort
    De leurs nuances infinies.

    Louis-Honoré Fréchette

    Bon jeudi...


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