• Le fleuve
    Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
     Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !
    L’Immensité profonde est belle à regarder,
     Qu’elle soit l’océan ou l’éther bleu plein d’astres ;
     Mais le chemin des cieux est couvert de désastres,
     Et la mer a des puits que l’on ne peut sonder.
    Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
     Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !
    Les sublimes douleurs sont belles à chanter,
     Lorsque d’un noble but l’âme noble est éprise ;
     Mais, sous l’effort des doigts, souvent le luth se brise,
     Et malheur au chanteur forcé de s’arrêter !
    Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
     Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !
    La palme de la gloire est belle à désirer ;
     Mais la cime est abrupte où son laurier se dresse,
     Et malheur au rêveur, sans force ou sans adresse ;
     Il glisse, et sur les rocs il se va déchirer !
    Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
     Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !
    La Lyre a son orgueil ; la Science a son prix ;
     Mais votre amour vaut mieux, ô ma Mère, ô mon Père :
     C’est par vous que je crois, c’est par vous que j’espère ;
     Dieu me restait obscur : par vous je l’ai compris !
    Laissons-nous emporter par le fleuve des choses ;
     Laissons tourner les ans et s’effeuiller les roses !

    Philéas Lebesgue

    Bon jeudi...


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  • Très bonne journée à vous mes ami(es)
    Gros bisous

    Bon jeudi...


    7 commentaires
  • A Londres au crépuscule
    Les rues en diamants et leur soyeux pavage,
    Comme des serpentins lâchés des toits obscurs,
    Glissent, de pas en pas, le long de mers de murs,
    Tapissés du soleil de vitrine en voyage.
    Un bus à impériale et son rouge ramage
    Croise une limousine aux fourreaux de noirs purs,
    L’un éteignant le jour et ses rêves d’azurs,
    L’autre incendiant la nuit d’une ivresse volage.
    La Tamise soudain se pare de colliers,
    Et Big Ben se maquille à l’or de ses aiguilles,
    Chuchotant des dîners, fards des joailliers.
    La magicienne alors entre de scène en scène
    Soulevant les rideaux dont les tons de charmilles
    Font frissonner la ville aux plaisirs des mécènes.

    Francis Etienne Sicard

    Bon jeudi...


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  • Je viens vous souhaiter une bonne journée à tous
    Gros bisous

    Bon jeudi...


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  • Bon week-end et Joyeuses Pâques à tous...


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