• En hiver
    A chaque fois que la neige tombe,
     Je crois voir un ange
     sur un fil transparent.
     La danse de cette délicate créature
     est différente chaque fois.
    Toute sa blancheur,
     pure et brillante,
     nous entoure, il semble, pour toujours.
    La pure et fine Blanche Neige,
     empreinte de soleils et de lunes,
     n’a pas pu voir les hommes
     emportés par le vent.
    Cette fée de l’hiver
     n’a pas sentit l’odeur de la guerre.
     Elle n’a pas eu le moment de réfléchir.
     Mais elle sait que son cœur, pur et jeune,
     est rempli de rêves et de rimes
     qu’elle n’a pas encore exprimés.
    Elle commence une nouvelle année
     avec un frisson du Nord dans le corps.

    Chloé Douglas


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  • Je viens vous souhaiter une bonne journée à tous
    Gros bisous


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  • Que j’aime le premier frisson d’hiver…
    Que j’aime le premier frisson d’hiver ! le chaume,
     Sous le pied du chasseur, refusant de ployer !
     Quand vient la pie aux champs que le foin vert embaume,
     Au fond du vieux château s’éveille le foyer ;
    C’est le temps de la ville. – Oh ! lorsque l’an dernier,
     J’y revins, que je vis ce bon Louvre et son dôme,
     Paris et sa fumée, et tout ce beau royaume
     (J’entends encore au vent les postillons crier),
    Que j’aimais ce temps gris, ces passants, et la Seine
     Sous ses mille falots assise en souveraine !
     J’allais revoir l’hiver. – Et toi, ma vie, et toi !
    Oh ! dans tes longs regards j’allais tremper mon âme ;
     Je saluais tes murs. – Car, qui m’eût dit, madame,
     Que votre cœur si tôt avait changé pour moi ?

    Alfred de Musset



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  •  En hiver
    Le sol trempé se gerce aux froidures premières,
     La neige blanche essaime au loin ses duvets blancs,
     Et met, au bord des toits et des chaumes branlants,
     Des coussinets de laine irisés de lumières.
    Passent dans les champs nus les plaintes coutumières,
     A travers le désert des silences dolents,
     Où de grands corbeaux lourds abattent leurs vols lents
     Et s’en viennent de faim rôder près des chaumières.
     Mais depuis que le ciel de gris s’était couvert,
     Dans la ferme riait une gaieté d’hiver,
     On s’assemblait en rond autour du foyer rouge,
     Et l’amour s’éveillait, le soir, de gars à gouge,
     Au bouillonnement gras et siffleur, du brassin
     Qui grouillait, comme un ventre, en son chaudron d’airain.

    Emile Verhaeren


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  • Très bonne journée à vous mes ami(es)
    Gros bisous 


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