• Un air d'octobre
    Un air comme une traîne immense
    Un air qui ne finit jamais
    Un air d'octobre une romance
    Plus douce que le mois de mai
    Un air qui toujours recommence
    Tes yeux ont le mal d'horizon
    Fou qui trouve assez bleu l'azur
    A qui le ciel n'est pas prison
    Il faut aimer à démesure
    Ce n'est pas assez que raison
    Bel automne aux mains de velours
    C'est la chanson jamais chantée
    C'est la chanson de notre amour
    C'est la chanson des roses thé
    Dont le cœur est couleur du jour
    Est-il assez profond sanglot
    Pour dire les déserts physiques
    Pareils aux ronds qu'on fait dans l'eau
    Les mots valent-il la musique
    Du long désir au cœur enclos
    Un air Elsa de la démence
    Un air qui ne finit jamais
    Un air d'octobre une romance
    Plus doux que n'est le mois de mai
    Un air comme une traîne immense.

    Louis Aragon 

    Bon jeudi...


    10 commentaires
  • Très bonne journée à vous mes ami(es)
    Gros bisous

    Bon jeudi... 


    8 commentaires
  • L'Automne
    De boue le chemin est devenu.
    Les arbres encore vivement vêtus.
    La pluie récente parfume l’air.
    Un million de feuilles se couchent par terre.
    A la descente de la brume,
    le bois secret s’allume.
    L’enchantement est divin,
    le temps n’a plus de fin.
    Errer dans le bois,
    voler du passé,
    ramasser du thym
    gentiment faire du thé.
    Rarement le silence reste
    dans ce ruisseau fascinant.
    Caresser tout le savoir
    dans les bras de maintenant.

    Chloe Douglas 

    Bon jeudi...


    7 commentaires
  • Je viens vous souhaiter une bonne journée à tous
    Gros bisous

    Bon jeudi...


    9 commentaires
  •  Matin d’Octobre
    C’est l’heure exquise et matinale
     Que rougit un soleil soudain.
     A travers la brume automnale
     Tombent les feuilles du jardin.
    Leur chute est lente. On peut les suivre
     Du regard en reconnaissant
     Le chêne à sa feuille de cuivre,
     L’érable à sa feuille de sang.
    Les dernières, les plus rouillées,
     Tombent des branches dépouillées :
     Mais ce n’est pas l’hiver encor.
    Une blonde lumière arrose
     La nature, et, dans l’air tout rose,
     On croirait qu’il neige de l’or.

    François Coppée

    Bon jeudi...


    8 commentaires


    Suivre le flux RSS des articles de cette rubrique
    Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubrique