A Paris, en été, les soirs sont étouffants A Paris, en été, les soirs sont étouffants. Et moi, noir promeneur qu’évitent les enfants, Qui fuis la joie et fais, en flânant, bien des lieues, Je m’en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues. Je prends...
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A la merci des vents, des flots, et de l'orage A la merci des vents, des flots, et de l'orage, Je vogue sur la mer de peine et de douleur, J'ai pour pilote amour, pour fanal le malheur, Pour compagnon les pleurs, les regrets et la rage. Les vents des...
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L'amour du mensonge Quand je te vois passer, ô ma chère indolente, Au chant des instruments qui se brise au plafond Suspendant ton allure harmonieuse et lente, Et promenant l'ennui de ton regard profond ; Quand je contemple, aux feux du gaz qui le colore,...
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L'amour en fraude J'ai vu passer, l'autre matin, Un jeune Dieu dans la prairie ; Sous un costume de féerie Il sautillait comme un lutin. Tout perlé d'or et d'émeraude, Sans arc, sans flèche et sans carquois, En chantonnant des vers narquois, Il s'en allait...
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Eté Le clair soleil d'avril ruisselle au long des bois. Sous les blancs cerisiers et sous les lilas roses C'est l'heure de courir au rire des hautbois. Vos lèvres et vos seins, ô les vierges moroses, Vont éclore aux baisers zézayant du zéphyr Comme aux...
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Au bord de la mer La lune de ses mains distraites A laissé choir, du haut de l'air, Son grand éventail à paillettes Sur le bleu tapis de la mer. Pour le ravoir elle se penche Et tend son beau bras argenté ; Mais l'éventail fuit sa main blanche, Par le...
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