Le Louvre
Dehors la vie s’écoule comme un long fleuve
Ici le temps s’est arrêté
Je suis le Louvre
J’abrite les chefs-d’œuvre de l’humanité
Les dieux et les déesses où l’âme s’est mirée
Les hommes à loisir viennent les admirer
Les tableaux des grands maîtres sous mes vastes plafonds
Réveillent les pans d’histoire dans leur cadre profond
Les corps nus crucifiés les visages obscènes
Paysages pacifiés les moissons les semailles
Les chevaux emmêlés sur les champs de batailles
Côtoient les natures mortes les portraits d’une vie saine
J’orchestre la mémoire la légende des siècles
Dessous ma pyramide tout s’inscrit dans un cercle
La vie renaît comme reviennent les hirondelles
Les statues mutilées portent encore des ailes
Alain Hannecart