Tristesse d’été Le soleil, sur le sable, ô lutteuse endormie, En l’or de tes cheveux chauffe un bain langoureux Et, consumant l’encens sur ta joue ennemie, Il mêle avec les pleurs un breuvage amoureux. De ce blanc flamboiement l’immuable accalmie T’a...
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Septembre que j'affectionne (la ronde des mois) Septembre se nomme, le Mai de l'automne Et ce n'est pas sans raison que je l'affectionne. La température s'adoucit, dans nos contrées Pour permettre à l'automne de faire son entrée Dans un étalage de couleurs...
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A Paris, en été, les soirs sont étouffants A Paris, en été, les soirs sont étouffants. Et moi, noir promeneur qu’évitent les enfants, Qui fuis la joie et fais, en flânant, bien des lieues, Je m’en vais, ces jours-là, vers les tristes banlieues. Je prends...
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A la merci des vents, des flots, et de l'orage A la merci des vents, des flots, et de l'orage, Je vogue sur la mer de peine et de douleur, J'ai pour pilote amour, pour fanal le malheur, Pour compagnon les pleurs, les regrets et la rage. Les vents des...
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L'amour du mensonge Quand je te vois passer, ô ma chère indolente, Au chant des instruments qui se brise au plafond Suspendant ton allure harmonieuse et lente, Et promenant l'ennui de ton regard profond ; Quand je contemple, aux feux du gaz qui le colore,...
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L'amour en fraude J'ai vu passer, l'autre matin, Un jeune Dieu dans la prairie ; Sous un costume de féerie Il sautillait comme un lutin. Tout perlé d'or et d'émeraude, Sans arc, sans flèche et sans carquois, En chantonnant des vers narquois, Il s'en allait...
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